Lettre de présentation

Montréal, le 17 janvier 2018

Normand Petitclerc
Secrétaire général
Université du Québec à Montréal
1430, rue Saint-Denis
Montréal, Qc
H3C 3P8

Monsieur le Secrétaire général, Mesdames et messieurs membres du comité de sélection,

C’est avec enthousiasme et optimisme pour les années à venir que je pose ma candidature au poste de Vice-recteur à la vie académique.

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) est exemplaire à bien des égards. En aussi peu que 50 ans elle a su se développer et se réinventer continuellement tout en s’imposant comme actrice incontournable du développement du Québec. L’UQAM a changé la coloration sociale, politique et économique de notre société. Elle doit poursuivre cette mission essentielle en offrant un enseignement universitaire de qualité, dans un contexte d’accessibilité maximale. Fondée sur des valeurs dignes et des principes courageux, elle s’est imposée comme grande université publique, tablant pour réaliser sa mission académique sur l’ouverture, l’inclusion et le dialogue. Il faut maintenant, en misant sur ses forces, mettre l’UQAM en tête.

Après 25 ans à l’emploi de l’UQAM, je souhaite maintenant travailler pour l’UQAM. Je désire participer activement à la poursuite de sa mission à titre de Vice-recteur à la vie académique. En onze années à la direction du Département de philosophie, j’ai suivi de près l’évolution de l’UQAM et je l’ai fait depuis toutes les strates de l’administration universitaire. Comme professeur certes, mais aussi comme directeur de module, comme membre de divers comités facultaires et, près de quatorze ans durant, comme membre du conseil académique de la Faculté des sciences humaines. J’ai aussi pu observer notre université depuis le point de vue privilégié de la Sous-commission des ressources siégeant tant au Comité d’attribution des postes qu’au Comité d’attribution des équipements de recherche et de création. J’ai au passage hérité de nombreuses tâches fort instructives, notamment en participant au processus d’annualisation des enveloppes de charges. Une mesure qui, pilotée par la rectrice Mme Laberge, a réglé les problèmes récurrents que posait l’intempestive consolidation trimestrielle des charges, stabilisant à la fois l’offre de cours et les tâches annuelles des professeur.es et chargé.es de cours. J’ai aussi participé à la révision ab ovo du Règlement no 18 qui substituait à une règlementation désuète et d’application fastidieuse un instrument règlementaire efficace. Et j’ai enfin, entre autres, participé aux travaux du Comité aviseur de négociation de la première convention collective du SÉTUE; un évènement rare qui m’a permis d’acquérir une sensibilité accrue aux tenants et aboutissants légaux des gestes d’un cadre universitaire.

Ces responsabilités administratives m’ont instruit des besoins diversiformes, variés et hétérogènes des programmes, des départements et des facultés. Je sais apprécier l’importance cruciale d’une allocation équitable des ressources dans un contexte budgétaire difficile. Ce genre de défi ne me rebute pas, la satisfaction que je tire à parvenir à une solution consensuelle dans tous les dossiers compense les difficultés qui doivent être surmontées pour y parvenir. Dans ces activités de gestion, fussent-elles courantes, les choses tournent souvent au concret et je m’enorgueillis fort d’avoir toujours su, malgré les inévitables vicissitudes et les intérêts divergents, préserver une collégialité exceptionnelle.

La mission universitaire fondamentale n’a guère changée depuis le… XIe siècle! Et c’est encore elle qui doit guider notre action : elle consiste à réunir des étudiant.es autour d’un collège de pairs oeuvrant au développement, à la diffusion et à la transmission du savoir. Et ainsi en va-t-il à l’UQAM depuis toujours. Mais ce qui fait à la fois la spécificité et la beauté de l’incarnation uqamienne de cette mission est l’ouverture au dialogue entre les parties qui la constituent. La gestion participative qui s’exprime dans l’implication des étudiant.es, chargé.es de cours, professeur.es et employé.es à toutes les strates de l’administration témoigne bien de la volonté d’appeler à l’échange. Les valeurs qui ont présidées à la création de l’UQAM se sont littéralement exprimées dans ses structures administratives. Ces valeurs doivent constamment être réaffirmées, promues et même, parfois, férocement défendues.

Je vois comme un avantage certain que mon style de gestion et que ma vision du développement académique de l’UQAM soient cohérents avec l’ambitieux programme de Mme Fusaro. Il faudra offrir un soutien accru tant financier qu’académique aux étudiant.es afin d’augmenter les chances de réussite de tous et accroitre encore davantage les taux de diplomation. Il faudra adapter nos façons de faire pour accueillir les nouvelles clientèles étudiantes au profil sans cesse changeant. Il faudra offrir un soutien aux professeur.es dans leurs investissements en recherche et recherche création pour augmenter le taux de réussite auprès des organismes subventionnaires, et alléger ensuite la tâche administrative qui vient avec les subventions. Il faudra travailler à intégrer davantage nos étudiant.es des cycles supérieures aux travaux des groupes et équipes de recherche en fournissant les conditions matérielles de leur intégration. Il faudra valoriser l’investissement considérable des chargé.es de cours et reconnaitre par des mesures concrètes la hauteur de leur contribution à l’université. Et Il faudra intégrer encore davantage les employé.es aux activités académiques qui sollicitent leur expertise.

J’ai beaucoup d’ambition pour l’UQAM. Si la communauté m’accorde sa confiance, je m’emploierai sans relâche à promouvoir les valeurs qui ont fait de notre université ce qu’elle est, ainsi qu’à développer sa mission académique en respectant toujours les droits et prérogatives des divers groupes, l’autonomie des programmes et la souveraineté des assemblées départementales. Écoute, rigueur, équité et transparence, voilà ce que je propose à la communauté pour mettre l’UQAM en tête.

Veuillez agréer, M. le Secrétaire général, membres du comité de sélection, l’expression de mes sentiments les meilleurs,

Alain Voizard
Département de philosophie